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Une Histoire des syndicats de designers en France

Les précurseurs

En France, dans les années 1930, on voit émerger dans le milieu des créateurs, sous l’impulsion de Jacques Viénot, un courant de pensée qui cherche à rapprocher la tradition des arts décoratifs avec la production industrielle en tenant compte d’une certaine dimension sociale.

L’Union des artistes modernes-UAM (1929-1958) fondée par l'architecte Robert Mallet-Stevens, le designer de mobilier et d’intérieur Francis Jourdain, le designer de mobilier et d’intérieur René Herbst et la designer textile Hélène Henry, en dissidence de la Société des artistes décorateurs-SAD (créée en 1901), avait préfiguré la réflexion du modernisme en France, par l’apport de nouveaux matériaux et de nouvelles formes dans une approche fonctionnaliste. Après guerre, l’UAM, cède la place à l’association Formes utiles, présidée par René Herbst en 1949 (qui comptait une centaine de membres).

Le Syndicat français des stylistes et l’Institut d’esthétique industrielle (environ 300 membres) ont été créés à l’initiative du designer industriel Jacques Viénot en 1951. C’est également Jacques Viénot qui est à l’initiative de la création de l’International Council of Societies of Industrial Design-ICSID en 1957.

D’un côté la SAD regroupait les créateurs des industries du meuble, textile, céramique, etc. plutôt liés aux Arts décoratifs, de l’autre, l’Institut s’adressait plus particulièrement aux créateurs dans le domaine industriel, transports, arts ménagers, etc. Les premiers bureaux d’études de designers en libéral, se sont regroupés en Chambre syndicale des ingénieurs esthéticiens.

La Chambre syndicale des stylistes regroupait les salariés des bureaux d’étude et de l’industrie.

Quelques dates
• Charte de l’esthétique industrielle publiée en 1952.
• Label «Beauté France» 1953.
• Label « Beauté Industrie» 1965.
• Label « Formes et Industrie » parrainé par le ministère du Commerce Extérieur en 1972 (en 1984, devient le
« Janus de l’Industrie » et l'Institut d'esthétique industrielle devient l'Institut français du design).

Ressources
Jacques Viénot, pionnier de l’esthétique industrielle en France, Jocelyne Le Boeuf 2006 ed.PUR.
Design et Histoires, le blog de Jocelyne LeBoeuf, historienne du design.
L’esthétique Industrielle en France, Jacques Dumont 1963 ed. Vie des Arts n°32, extraits sur erudit.org.

Syndicat national des graphistes-SNG

Constitué à Paris en 1946 sous la dénomination de Syndicat national des artistes et maîtres artisans créateurs publicitaires. Le SNG a contribué à la reconnaissance des graphistes en tant qu’auteurs et est à l’origine de l’inscription à la Maison des artistes, des avantages fiscaux et sociaux qui en résultent (appliquation du taux réduit de TVA) notamment.

Fin en 2001, fusion avec l’AFD.

Syndicat des designers d’environnement-SDE



Créé en 1986 à l'initiative de Thibaut Desombre, Alain Chauvel et Jean-Marie Lemesle, assisté d'Alain Frei.
dernier président : Thibaut Desombre

Fin en 2003, fusion avec l’AFD.

Union française des designers industriels-UFDI

Jusqu'en 1979, les designers industriels (à l'époque esthéticiens industriels) étaient regroupés au sein de deux organismes syndicaux : le premier, qui comprenait des designers indépendants, était la Chambre syndicale des esthéticiens industriels ; le second groupait les salariés tant des bureaux d'études que de l'industrie et se nommait Syndical des esthéticiens industriels.

Le profession comprenant assez peu de monde, aucune action importante ne pouvait être menée et aucune image cohérente ne pouvait être donnée. Très vite, il est apparu que seul un organisme commun pouvait, par le rassemblement des forces, arriver à réaliser des objectifs communs à cette profession. Bien que certaines contradictions pouvait exister entre les intérêts, parfois divergents, des membres des deux syndicats, il a été décidé de prendre, dans un premier temps, l'objectif de la promotion du design et des designers et de travailler, à l'intérieur d'un seul syndicat, sur les sujets et thèmes intéressant les différentes catégories de professionnels.

C'est sur cette volonté commune qu'après de longues mises au point fut créée l’Union française des designers Industriels-UFDI. L’UFDI annonçait que « la profession de créateur industriel a pour vocation, après analyse technologique, économique et esthétique, exhaustive, de créer les formes, matières, couleurs, structures permettant d'améliorer tous les aspects de l'environnement humain conditionnés par la production industrielle, qu'il s'agisse de création (ou design) de produits, de création (ou design) graphique, de création d'environnement ou d'ambiance visuelle. » Marc Piel, dernier président de l'UFDI, fondateur d'Interdesign et membre d'honneur de l'AFD.

Au départ il y avait, sous la Présidence de Jacques Inguenaud, quatre commissions importantes sur les sujets suivants : les relations extérieurs, les pratiques professionnelles, l'enseignement et la formation, les relations intérieures. Assez rapidement des délégations régionales apparaissent à Lyon et à Grenoble.

Fin en 2004, fusion avec l’AFD.

Syndicat national des créateurs textiles industriels-SNCTI

Création en 1982. Ses objectifs étaient de mettre en place des pratiques professionnelles respectueuses et d'accompagner les élèves (le président fondateur Léon Lazare est enseignant à Olivier de Serres). En 1984 le SNCTI siège à la Maison des Artistes et obtient pour les designers textile la même couverture sociale que les auteurs des arts graphiques et plastiques. Le syndicat obtient des avancées sociales et fiscales notables : indemnités maladies, indemnités journalières…

En 1987 devient le SNDT Syndicat National des Designers Textile. En 1999, avec l’Union des photographes créateurs-UPC (aujourd’hui UPP), fondation de la Société d’auteurs des arts visuels-SAIF.

Fin en 2009, fusion avec l’AFD.