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Parole ouverte à Malte Martin, graphiste : « La privatisation du regard »

Actualité | 7 commentaires
Cette rubrique publie les messages reçus à l’AFD dont nous pensons qu’ils méritent l’attention de tous. Vous aussi, écrivez-nous.

« […] La Fnac billetterie ne signera plus en bas de l’affiche à côté des autres, mais fera parvenir un cadre identifiant aux graphistes : une sorte de marie-louise dans la ligne graphique de la Fnac avec son logo en grand, son slogan et sa couleur. J’aime bien la moutarde mais là, elle risque de nous monter au nez. »

La privatisation du regard


Le théâtre public en France est un des hauts lieux de la création visuelle pour des générations d’auteurs d’art graphique depuis Toulouse-Lautrec à nos jours.
Il y a 15 ans, on me demandait de mettre le logo dont s’était doté le ministère de la Culture afin de marquer sa présence sur les affiches des spectacles qu’il soutenait. Ce n’était pas vraiment l’usage, mais bon, c’était l’institution publique et elle permettait que ces créations existent.
Il y a 10 ans, on me demandait d’accoler un, deux, trois, quatre logos de partenaires privés, puisque le partenariat public-privé était la solution pour sauver la culture. Ainsi nous commencions  à parasiter les créations visuelles avec « les crottes de pouvoir » comme les appelle mon collègue Michel Quarez.
Depuis 5 ans, les théâtres sont obligés de nous demander de grossir ces logos (souvent mal dessinés), de les rendre plus contrastés, plus « visibles » et en couleur s’il vous plait, pour ne pas perdre ces « partenaires ».
Et, maintenant, on m’annonce qu'un partenaire allait prendre le pouvoir, en devenant l’émetteur. La Fnac billetterie ne signera plus en bas de l’affiche à côté des autres, mais fera parvenir un cadre identifiant aux graphistes : une sorte de marie-louise dans la ligne graphique de la Fnac avec son logo en grand, son slogan et sa couleur. J’aime bien la moutarde mais là, elle risque de nous monter au nez.

D’aucuns répondront que rien n’est obligé, que la liberté règne sur le marché et que le théâtre n’avait qu’à louer ces surfaces d’annonce en direct. Sauf que c’est trop cher. Et qu’une société comme la Fnac a la puissance financière d’acheter en début d’année une grande quantité de panneaux d’affichage à un prix de gros qui lui permet de revendre à la moitié du prix, que ne pourrait, seul, obtenir, un particulier qu’est un petit théâtre.  Avec un abattement en plus pour le fait de passer par la billetterie Fnac.


La perte d’identité des lieux culturels

Un certain nombre de théâtre n’aura pas les moyens d’acheter autrement l’espace d’affichage dans les couloirs de métro, mais, ils paieront néanmoins un prix fort :
La perte d’identité au profit du « partenaire » privé qui aura tendance à devenir l’émetteur : « la Fnac-Billetterie vous présente son dernier produit culturel »… ce qui remettra en cause à terme la mission de service public de ces théâtres.
Il est vrai que la Fnac a d’abord et avant tout prévu ce système pour les spectacles musicaux qui ont pour la plupart malheureusement depuis longtemps accepté la logique commerciale de cette industrie culturelle.
Nous sommes loin – à des années-lumière – de la notion d’agora : l’espace public comme l’espace de l’imaginaire citoyen.


La perte d’un support de création

Pour les graphistes-affichistes, cela signifie la perte de ce support de création rétrogradé à des annonces encadrées. Depuis Toulouse-Lautrec, l’affiche pouvait être une vraie création et pas seulement de la « com ».  Elle était une création visuelle pour une création théâtrale, une respiration dans un parcours urbain sursaturé par des signes commerciaux et administratifs. L’affiche de théâtre était souvent une pièce de collection pour l’amoureux du spectacle vivant. Je doute qu’une annonce agrandie de la Fnac le soit. Parmi les meilleurs graphistes, un certain nombre a choisi de travailler pour le théâtre public. Ils gagnent souvent trois ou cinq fois moins que le directeur artistique dans une agence de design commercial. Ce qu’ils cherchent ce sont des commanditaires qui ont envie d’identités visuelles fortes et qui prennent le risque de la création, qui les poussent à l’audace. Dans le cas cité ici, ce sera désormais impossible pour eux. Et de parler de la motivation qui pourrait encore subsister pour les graphistes-auteurs à rester du côté de la culture publique… qui se privatise progressivement.


Le marketing tue la « plus value culturelle »


Au-delà de la Fnac et de sa billetterie, la logique de la plupart des partenaires privés est un échange de notoriété ou un retour sur image. Une banque se valorise grâce à son soutien à la culture, à la création, à ceux qui ne parlent pas CAC 40 et rendement. Mais en imposant de plus en plus fortement leur présence, par des moyens graphiques inadaptés à ce milieu, ils détruisent eux-mêmes la plus value dont ils voulaient profiter. Plus leurs logos seront grands, plus le spectateur comprendra que son théâtre n’est plus maître de sa manière de parler de ses créations - dont l’affiche est l’avant-goût dans l’espace public. Le lieu culturel deviendra symboliquement une filiale de plus du « partenaire » privé.

Nul doute n’est venu troubler la réflexion de ces décideurs après le dernier tremblement de terre financier. La culture marchande est l’avenir.
Le marché est libre. Le regard est privatisé.
Malte Martin, graphiste – Paris, décembre 2009

Commentaires

1. Par François Caspar, affichiste et spectateur, le 04 déc 2009 à 10h14
François Caspar, affichiste et spectateur

Outre la volonté louable de graphistes de valoriser « une culture visuelle en France », c’est du financement de la culture « tout court » dont il s’agit. Donc cela concerne les spectateurs, donc les citoyens.

Il est légitime que ceux qui s’associent et font vivre un théâtre souhaitent le dire. Mais les professionnels de l’image savent très bien qu’un logo sur une affiche n’est pas pertinent. Que l’on grossisse sa taille et l’affiche ne devient qu’un support publicitaire. C’est irritant pour les spectateurs aussi, qui paient leur place et qui sont au fait de la problématique du financement de la culture. Peut-être devrait-on mettre leurs logos ou leurs signatures, aussi, sur l’affiche ?

C’est étonnant comme l’affiche — cet étendard ? — de la frêle « 40x60 » à la grosse « 4x3 », stigmatise sur elle seule l'angoisse du directeur de théâtre, l'énervement du graphiste, l’inquisition du sponsor… Pourtant, la créativité, les autres supports et les lieux ne manquent pas pour donner d’une bien meilleure manière la visibilité aux partenaires. Quel logo communique à lui tout seul les valeurs complexes dont nous parlons ?

Quelques théâtres — et pas des plus riches —, avec leurs partenaires, ont compris que tact et respect du public produisent une bien meilleure image : ils ont retiré les logos des affiches, au profit d'une simple mention, pour un meilleur impact auprès de leurs spectateurs, qui leurs en sont reconnaissants.

Souhaitons qu’ils soient imités.

2. Par Padmasambhava, le 04 déc 2009 à 13h13
Padmasambhava

Je vis dans un région que les bobos définissent aujourd'hui comme un endroit "où il fait si bon vivre". Cette invasion de logotypes dans toutes les manifestations privées, publiques et culturelles, nous y sommes plongés depuis au moins les années 80.
Que dire ?
Le débat va bien au-delà d'une discussion amicale entre bloggeurs-designers. Il concerne le pouvoir et l'argent.

Je paie donc je suis.

L'élégance du geste généreux et anonyme a disparu.
La noblesse, l'humilité, l'aide pour l'aide sont bannis des couloirs de ceux qui veulent qu'on les voie, qu'on les voie bien, beaucoup, fort.

Tout ceci ne révèle-t-il pas un certain vide interne ?

3. Par ALAIN LE QUERNEC, le 04 déc 2009 à 21h15
ALAIN LE QUERNEC

CHER MALTE
CE QUI M’ETONNE, C’EST QUE L’ON S’ETONNE ENCORE, EN L’OCCURENCE NOTRE HISTOIRE N’EST QU’UNE SUITE DE BATAILLES PERDUES, LES SPONSORS NE SONT QUE DES CHIENS QUI LEVENT LA PATTE POUR MARQUER LEUR TERRITOIRE, JE DIS LES SPONSORS MAIS LES COMMANDITAIRES PUBLICS NE SONT PAS A LA TRAINE.....
ET IL NE MANQUE JAMAIS DE GRAPHISTES POUR INVENTER DES CARCANS POUR LES AUTRES GRAPHISTES, UTOPIES QUI TOURNENT TOUJOURS EN EAU DE BOUDIN.....
QUEL EST LE GRAPHISTE QUI REFUSERA DE CREER UN CARCAN GRAPHIQUE POUR LE MINISTERE DE LA CULTURE LA VILLE DE PARIS OU LA FNAC. QUEL EST LE GRAPHISTE QUI REFUSERA DE DE FAIRE UN LOGO POUR UN MINISTERE (DE LA CULTURE OU AUTRE), SACHANT QUE CELUI CI QUELQU'EN SOIT LA QUALITE SERA UN UNE PETITE CROTTE SUPPLEMENTAIRE OBLIGATOIRE....MIEUX VAUT NE PAS DONNER D’EXEMPLES.....PAS DE ROMANTISME NOUS SOMMES DES PRESTATAIRES COMME LES AUTRES, PLOMBIER OU FEMMES DE MENAGES... ON A TORT DE L’OUBLIER........
LES VICTOIRES QUE NOUS REMPORTONS SUR CETTE LOGORREE SONT EPHEMERES ET A CONTRE COURANT.
DANS MA PETITE REGION J’AI COLLABORE AVEC UN MUSEE, REUSSISSANT A PERSUADER QUE LES AFFICHES (REPRODUCTIONS D’OEUVRES) DEVAIENT ETRE LIBRES DE TOUT LOGOS ET QU’EN CONTRE PARTIE IL FALLAIT IMAGINER DES SOLUTIONS ALTERNATIVES POUR METTRE EN VALEUR LES SPONSORS, L’INTELLIGENCE AU POUVOIR....... CELA A MARCHE PENDANT 30 ANS, LE CONSERVATEUR A PRIS SA RETRAITE.... SON SUCCESSEUR, APRES QUELQUES TERGIVERSATIONS S’EST SOUMIS A TOUS LES DROITS DE CUISSAGE TANT DU MINISTERE DE LA CULTURE QUE DES BANQUES... CE QUE J’AVAIS PU FAIRE PENDANT 30 ANS NE VALAIT QUE PAR LA RELATION PARTICULIERE DE CONFIANCE ET DE RESPECT QUI NOUS LIAIT....... CE N’ETAIT PAS PAS LE CAS AVEC LE SUCCESSEUR....... J’AVAIS OUBLIE QUE JE N’ETAIS QU’UN PRESTATAIRE DE SERVICE COMME UN AUTRE QUI FAIT CE QU’ON LUI DIT DE FAIRE.......
QUE CHACUN MENE SON COMBAT AVEC SES MOYENS SES POUVOIRS, MAIS FAUT PAS SE FAIRE D'ILLUSIONS, NOUS NE SOMMES QUE DES GRAPHISTES QUI VIVONS DE LA COMMANDE, ON OBEIT OU ON SE CASSE.......
ALAIN LE QUERNEC

PS. CECI DIT TON TEXTE MALTE EST TRES BIEN ECRIT
JE SIGNERAI TOUTES LES PETITIONS......SANS ILLUSIONS
LA RESISTANCE QUE J'AI MENE PENDANT TOUTE MA CARRIERE ET CONTINUE DE MENER M'AUTORISE JE PENSE A CETTE REACTION DESABUSEE....

4. Par malte, le 11 déc 2009 à 11h22
malte

Bonjour Alain,
j'aime bien ton image du "droit de cuissage du ministère et des banques"...
Ceci dit je fait une petite différence entre un sponsor qui s'impose comme émetteur et une ligne graphique d'un graphiste pour une institution (ministère ou autre). On peut discuter de la justesse de la réponse graphique, mais c'est quand même toujours l'émetteur originel qui parle...
Respire un peu l'air breton contre la tentation de Venise...allez Alain depuis quand tu n'aime plus les coups de gueule ?

5. Par Elisabeth DUFRESNE, le 21 déc 2009 à 15h04
Elisabeth DUFRESNE

Je retiens les expressions qui fâchent "crottes de pouvoir" pour ces petits logos qui s'entre-gênent en bas de nos affiches et ras-le-bol du jaune "moutarde FNAC".
Étant prof en collège (Dannemarie 68) je diffuserai cette révolte et peut-être parmi mes élèves se trouvera-t-il un(e) futur décideur qui, dans 15 ans, oubliera d'être con.
Je suis quand même pour la persuasion et le bon sens. En imposant leurs marques sur une affiche, les sponsors se font de la contre-pub, car le résultat de cette accumulation disparate est toujours laid. Donc faire un double projet avec et sans et donner le choix.
Heureusement les graphistes ont plus d'un tour dans leur sac. Quand je veux montrer un bon site web à mes élèves je choisis un site de théâtre, il y en a de très beaux. Bravo à ceux qui les ont conçus avec ou sans sponsors ! On les trouve réunis sur "theatreonline.com".

6. Par Josué, le 24 déc 2009 à 16h26
Josué

Bonjour Malte,

Je prends connaissance de ton texte aujourd'hui et j'avoue qu'il est des cadeaux de Noël que je préfère à ce genre de nouvelle (qui afflige d’autant plus qu’elle participe de ce qui, ces derniers temps, ressemble à un genre de litanie).

J’en reste un peu baba et ne saurais trop quoi en dire. Je tiens tout de même à manifester ici ma solidarité avec ton propos (et j’en profite pour te saluer au passage ;o).

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Peut-être qu'une des clés du problème réside dans le profil des directeurs-administrateurs de lieux culturels ? (si tant est qu'ils ont encore quelque chose à dire). Je m’explique : lorsque la direction est tenue par un(e) artiste, à haut niveau d’exigence esthétique donc, on peut espérer que cette exigence qualitative se retrouve à tous niveaux, y compris dans la qualité graphique des éléments de communication (je dis ça et en même je suis annuellement terrifié par la médiocrité des innombrables affiches de spectacle lors du festival d’Avignon).

Les postes de direction étant de plus en plus occupés par des gestionnaires sans formation artistique crédible, et donc incapables d’évaluer la qualité graphique de ce qu’ils émettent, ce sont d’autres logiques et d’autres critères qui entraînent les décisions.

J’en veux pour preuve l’étonnement qu’on pu manifester l’un ou l’autre de mes commanditaires à qui je suggérais qu’on puisse se passer, ici ou là, des logos de leurs “partenaires” ; et je dois dire ici mon propre étonnement à constater qu’ils sont, au contraire, généralement très attachés à faire figurer, et le plus possible, tout ce bazar sur leurs documents ! (crainte de perdre des soutiens ? servitude volontaire ?…).

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Peut-être qu’une autre clé du problème réside dans les faiblesses de la formation artistique scolaire “de base”, qui prive l’ensemble de nos concitoyens (hormis les quelques professionnels de l’art) de toute compétence en matière de jugement esthétique ?

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Ou peut-être que, tout simplement, c’est la capacité à la pensée critique qui disparaît ? Le marché roi et l’absence d’alternatives faisant qu’on ne se pose plus de question, on va dans le sens du vent, on évite de se “prendre la tête” avec les conflits, petits ou grands, que ne manqueraient pas de soulever toute forme d’opposition aux logiques qui régissent notre temps.

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Nous savons toi et moi, et probablement tous ceux qui, à un moment où à un autre ont exercé le métier de graphiste, que celui-ci est fait de 60 % de pédagogie et de 40 % de graphisme, tant la culture visuelle est faible et inégalement répartie dans ce pays et tant la plupart des commanditaires sont ignares en la matière (et ne s’en rendent même pas compte).

Alors oui, c’est ultra décourageant, ça pourrait même pousser certains au dégoût de ce métier. Mais baisser les bras serait laisser le champ complètement libre à toutes les dérives que, très justement, tu dénonces.

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Parfois aussi, rarement peut-être, nous parvenons à nous faire entendre et c’est ainsi que, lorsque j'avais l'honneur de diriger Entrée9 (production et diffusion de l’art contemporain, Avignon, 1993-2003), j’avais refusé de faire figurer les logos de nos financeurs et “partenaires” sur nos supports de comm. (seule une signature textuelle apparaissait, discrètement donc respectueusement).

Après un ou deux rappels à l’ordre des services protocolaires il me semble avoir été assez aisément entendu (de l’État et de la Région), au point que je crois me souvenir que la chose avait été plus ou moins généralisée, sous forme d’une tolérance semi-officielle, à l’ensemble des structures à vocation artistiques de la Région Paca.

Mes arguments avaient été très simples, même si exprimés un peu vigoureusement : “Nous développons des activités artistiques exigeantes, nous sommes diffuseurs certes mais essentiellement artistes et graphistes qui produisons le travail des pairs, nous détenons les compétences et l’expertise esthétique, y compris en ce qui concernent nos documents de communication, donc nous refusons de voir notre travail plastique, graphique, laissé au seul bon vouloir de vos services protocolaires et salopé par vos chapelets de logotypes. Trouvons un compromis qui préserve une qualité que vous reconnaissez puisque vous la financez.”.

Je ne sais pas si cette tolérance est toujours en vigueur à ce jour.

Plus dramatique : je ne pense pas que les autres “acteurs culturels” de ma Région aient été très nombreux à se saisir de l’opportunité (comme dit plus haut, la plupart sont très fiers d’exhiber des ribambelles de logotypes. Ça les conforte peut-être dans l’idée d’être reconnus, importants et d’appartenir à des réseaux. Toutes choses qui passent malheureusement bien avant la qualité visuelle).

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Je n’ai pas d’autre conclusion à te proposer que celle-ci : joyeuses fêtes ! malgré tout.

Bien à toi,
Josué Rauscher

7. Par Guillaume Butin, le 08 fév 2010 à 18h57
Guillaume Butin

Bonjour,

j'attrape la discussion bien tard, j'en suis désolé, mais je souhaite néanmoins intervenir pour apporter mon soutien au texte de Malte, qui rejoint bien sûr mes préoccupations au quotidien. J'œuvre en effet principalement dans le milieu culturel, et suis perpétuellement confronté à ces "obligations", et je peux témoigner que l'on peut prendre certaines libertés, sans provoquer de remouds. J'ai par exemple de nombreuses fois pris la décision d'utiliser les versions monochrome des logos, et de les réduire à une taille acceptable quelque soient les exigences préalables des partenaires et autres sponsors, sans recevoir la moindre réclamation. Cela tient peut-être à la diffusion relativement modeste des affiches sur lesquelles j'interviens habituellement, mais je pense que j'agirais de la sorte quelque soit l'importance du projet.
Ceci dit, travaillant souvent pour des compagnies de spectacle vivant de petite taille, je m'aperçois effectivement, comme certains commentaires le relèvent, que c'est le client lui même qui insiste pour en coller un maximum ! L'un d'eux m'a ainsi demandé de faire figurer sur chaque élément de sa communication le logo du conseil général ne lui ayant attribué qu'une petite aide au fonctionnement ridicule, alors qu'aucune demande en ce sens n'avait été émise.
Ces crottes du pouvoir (j'adore l'expression !) signent la reconnaissance par le pouvoir politique… c'est désolant !

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