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Grand sondage – Répondez

Actions AFD | 6 commentaires
Les appels d'offres de marchés publics du design — toutes disciplines
Nous publiions en 2005 un mémo intitulé Les règles des appels d'offres de la commande artistique et du design (lire page Les marchés publics : règles du jeu). Nous travaillons depuis quelques mois à l'établissement d'une charte méthodologique des appels d’offres pour nos professions. Des contacts sont déjà pris avec des collectivités territoriales. C'est le plus grand sondage organisé à ce jour sur cette problématique. Pour que la démocratie s’applique, pour établir et faire adopter cette charte, il est indispensable que les professionnels y répondent massivement. Cela ne vous prendra que quelques minutes : répondez maintenant au questionnaire anonyme en cliquant ici.

Commentaires

1. Par Bill, le 02 nov 2009 à 17h01
Bill

Je suis assez d'accords sur la mauvaise gestion des appels d'offre. Sur le fait que les décideurs ne soient pas assez qualifiés ou que des critères de sélection sont parasités par toutes sortes de raisons subjectives chez ces décideurs. Mais Récemment, alors que j'exposais mon point de vue sur les appels d'offre (rémunérés et surtout non rémunérés) à un collègue. Il m'a répondu qu'il y répondait car il n'avait pas le "luxe" de ne pas participer à des appels d'offres quand il y en avait.
Je dois avouer qu'il n'a pas tord et bien que je sois persuadé que les appels d'offres que j'ai consulté récemment ne soit inatteignables pour moi, je me demande si je peux me permettre de ne pas y participer (les budgets ayant fondus et contrats se raréfiant en cette période). Mes recettes baissent, combien de temps aurai-je encore la possibilité de résister ?

2. Par béa, le 03 nov 2009 à 17h56
béa

Je me permets de vous conter une anecdote, pas anodine du tout: mon agence a été sollicitée récemment par un fournisseur d'électricité (un concurrent d'EDF, quoi !) pour travailler sur son logo et son identité. Sollicitée gracieusement au même titre que 5 autres agences : le gagnant serait celui qui présenterait le meilleur projet....un grand classique que nous connaissons tous ! Nous avons répondu que nous ne travaillions pas gratuitement, nous avons dit le bien que nous pensions de l'exploitation des stagiaires dans notre profession, la piètre qualité de réponse à laquelle le client pouvait s'attendre et pour soutenir nos propos nous lui avons adressé la lettre AFD.
ET ben vous me croirez si vous le voulez, mais nous avons remporté la compétition face à nos confrères qui ont bossé pour rien car le client s'est dit qu'il avait finalement plus besoin de conseil stratégique que d'un simple logo et qu'il avait compris notre argumentaire :
chaque client peut comprendre le comparatif avec "payez-vous votre avocat seulement si vous trouvez qu'il a bien bossé ? et votre juriste ? et votre poissonnier ? alors pourquoi pas votre designer ?!"
De toute façon la seule fois où nous avons bossé gracieusement on a perdu la compèt' ! quitte à ne rien gagner, profitez en pour faire autre chose : du bénévolat, passer du temps avec vos proches ! Mais NE TRAVAILLEZ PAS PLUS POUR NE GAGNER RIEN !!
Plus nous serons nombreux à réagir comme cela plus nous serons respectés des commanditaires ! À l'inverse, plus nous accepterons de dévaloriser notre job, moins nous serons crédibles !

3. Par Gilles Josselin, le 06 nov 2009 à 15h37
Gilles Josselin

Conception graphique - Vers une politique tarifaire ?
Chers confrères,
nous nous sommes tous retrouvé un jour face à cette immense question, Que vaut mon travail et comment le valoriser financièrement ?
Cette interrogation peut-elle ou doit-elle générer une authentique politique tarifaire chez les graphistes, puisque nous sommes tous des "indépendants", des professionnels "libéraux", voir des "entreprises"…
Une politique tarifaire nous permettrait peut-être de ne pas "jouer" les appels d'offres sur le prix, mais sur la démarche graphique proposée. ( Je parle ici des AE rénumérés, après sélection sur dossier, ou malgré tout le coût reste sélectif ).
Je sais, nous n'avons pas les mêmes charges, un indépendant, chez lui, une entreprise employant des salariés dans des locaux professionnel, mais nous ne répondons pas non plus aux mêmes consultations…
Alors est-ce une Vraie idée ? Une Utopie ?

4. Par oliv, le 10 nov 2009 à 15h03
oliv

Pour l'instant je ne réponds plus aux appels d'offres. Ceux ci ne me semblent pas franchement fairplay au vu des candidatures retenues (du moins dans le Nord Pas de Calais).
Je considère qu'en fin de compte même en remportant 1 appels d'offre sur 4 étant donnée le temps que cela prend (projets etc.) , ça ne peut actuellement pas être rentable sur des moyénes missions, et les grosse sont trop grosse pour moi.
Je n'ai pourtant répondu qu'a des appels d'offre pour lesquels je pensais avoir véritablement à apporter étant donné ma connaissance du métier et du terrain.
Si je venais à répondre de nouveau aux appels d'offres (même rémunérés) (par manque de travail ou par conviction) je me méfierais des critères d'appréciation esthétique dépassant les 50% (On ne peut rien répondre à "le maire à trouvait ça plus beaux" ou "vous savez les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas"). Dernière chose, entamer une procédure pour invalider un appel d'offre public est long et fastidieux et cela nous "grille" ; je pense que nous sommes pour l'instant perdant sur tous les tableaux. Pour autant j'adhère à l'AFD pour nous prémunir collectivement contre cela, et j'invite mes confrères qui ne sont pas syndiqué à en faire de même.
En somme plus d’appel d’offre public pour moi. Je laisse ça au amis des élus où a default au grosse agences armés de stagiaires.
Merci pour ce questionnaire.

5. Par Padmasambhava, le 03 déc 2009 à 11h34
Padmasambhava

Je suis très en phase avec ce que vous dites, et particulièrement avec ce que dit Béa le 3 Novembre.

Cela fait 20 ans que mon activité existe. Transformée en société en 2000, elle continue à franchir la houle avec intégrité. Toutefois, en Juin 2007, je décidais, sous l'impulsion d'amis et de la prédiction d'une future crise, de recommencer à répondre aux appels d'offres alors que je m'en passe (nous sommes 6 personnes dans une vraie société, que des CDI, pas de stagiaires exploités jusqu'à l'os) depuis 1990.
Constant un échec à 100%, j'abandonne en Juin 2008.
Il faut dire que je refuse totalement de présenter des projets ou maquettes prospectives (sauf si elles étaient rémunérées, naturellement...).
J'ai ensuite posé les 20 appels d'offres sur le bureau d'un cabinet d'avocats spécialisés de Montpellier et mon ingénuité (à 55 ans, être ingénu, c'est rigolo...) les a fait rire quand ils m'ont dit que, effectivement, pas un seul ne respectait le droit d'auteur ou le droit de Copie. Sur ces A.O souvent lancés par des municipalités (dont celle de Lyon, quand même !) il était écrit explicitement que nous devions renoncer à tous nos droits pour rien. Ils avaient le droit de tout utiliser, tout copier et même donner cela à une agence tierce (écrit en toutes lettres) !!!
Elle est pas belle la vie ?

Tout le monde est perdant à ce jeu...

Je continue à faire mon métier (design de marques, naming, print, web, packaging, accompagnement stratégique...) en respectant tout le monde et en refusant de souscrire à cette gabegie du non-respect de la propriété intellectuelle. Je suis même souvent obligé de rappeler à mes clients que les banques d'images "libres de droit" ne sont PAS libres de droits et qu'on ne transfère pas ces images partout à droite et à gauche même si on en a acheté les licences.
Mais QUI lit les contrats de licences ?
Ou plutôt... qui fait SEMBLANT de ne pas les lire ?

En tout cas, merci pour ce questionnaire... Allez. Je retourne au travail...

6. Par RDD, le 17 déc 2009 à 13h51
RDD

Les marchés publics sont ouverts à tous le monde, tous graphistes plus ou moins qualifiés peut prétendre à la candidature. Même si "officiellement" on ne demande pas de créations en première étape d'un appel d'offres public, cela permet à des jeunes structures ou indépendant d'apporter des garanties prestataires par leur propositions face aux grosses agences et leurs références.

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